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C’était comment la Biennale des Antiquaires 2014 ?

 

David Morris - Photo  © Bérengère Treussard

David Morris – Photo © Bérengère Treussard

Oui, je sais, ça fait plus d’un mois… Mais oui, le temps passe vite, trop vite ….  Mais bon, c’est pas si vieux quand même… Et il est jamais trop tard pour en prendre plein les yeux ! De toute façon, depuis que c’est terminé, on arrête pas de me demander : « Alors, c’était comment la Biennale des Antiquaires ? »  » Qu’est ce que t’as vu à la Biennale ? » Mais ça, c’est pour ceux qui n’ont pas suivi mon instagram…  Pour vous et rien que pour vous, j’ai décidé de faire un article pour tout résumer ! C’est pas une bonne idée ?

Bon, commençons par la scénographie. Certainement un peu moins grandiose qu’en 2012. Il faut dire qu’il était bien difficile de passer après Monsieur Karl Lagerfield et sa fameuse montgolfière ! Saluons néanmoins la réalisation sobre et efficace de Monsieur Jacques Grange sur le thème des jardins de Versailles. Mon seul regret, ne pas avoir su, et donc,  pu vivre l’expérience olfactive proposée  par la fontaine à l’entrée. Dommage..

Ensuite, c’est quoi la Biennale des Antiquaires ?  C’est le rendez-vous incontournable depuis quelques années. Plus concrètement ? Et bien, la Biennale des Antiquaires, comme son nom l’indique, a été créé en 1962 par le syndicat national des antiquaires afin de promouvoir le rayonnement mondial de la profession d’antiquaires et de permettre ainsi aux plus importants de vendre à des investisseurs fortunés de véritables trésors et objets d’art d’exception. Comme ce petit Fernand Leger débusqué auprès d’un Andy Warhol ! Et bien oui, il y a des pépites à la biennale. Là, je sens que vous être en train de regretter de n’avoir pas su prendre le temps….

Fernand Leger - 1925 - Galerie Hopkins

Fernand Leger – 1925 – Galerie Hopkins

Bien qu’il y ait eu de nombreuses galeries et marchands présents à la biennale cette année, les stars de ce rendez-vous étaient bel et bien les joailliers ! Et bien oui ! Mais pourquoi ? Peut-être tout simplement parce que les pièces exceptionnelles sorties des ateliers scintillent un peu plus que les tableaux de maîtres… Pierres rares et bijoux de haute joaillerie attirent ainsi des visiteurs heureux de pouvoir toucher des yeux cette part de rêve réservée à peu. Donnant ainsi légitimité et rayonnement à l’évènement. Bref, une merveilleuse vitrine pour les joailliers et le savoir-faire.

Vous vous en doutez, je me suis concentrée sur les bijoux, et, plus précisément la haute joaillerie. C’est déjà pas mal ! En effet, pour cette session, ils étaient 14 joailliers et deux marchands :  Martin du Daffoy, célèbre sur la Place Vendôme et, Siegelson, the king of New York. Tous deux avec des pièces exceptionnelles pour collectionneurs avisés.

Un vrai coup de cœur pour les choix de la maison Siegelson, véritable référence pour les collectionneurs : parure mythique et royale de Suzanne Belperron, étui à cigarettes de Raymond Templier, deux créateurs emblématiques du bijou moderne. Noeud sublime en cristal de roche et diamants de la maison Cartier ou encore magnifique collier « Cole Porter » en forme de ceinture datant de 1944 pavé d’aigues marines et rubis. Broche en coeur pavée de rubis de Paul Flato que Millicent Rogers portait dans un Vogue de 1939 et un bracelet en bakélite de Daniel Brush, plus contemporain (1991) mais très original.

En effet, pièces de collection et objets d’art d’exception se côtoient pour des collectionneurs très souvent étrangers. La Biennale est donc devenue une jolie vitrine mais, restons lucide, les transactions se font en amont et hors de France. Une réforme est très certainement à envisager. Monsieur le Ministre de l’Economie et Messieurs les députés, c’est à vous !  L’épée de Damoclès sur l’ISF qui se rapproche et la réforme des plus-values mobilières ne sont pas des mesures très incitatives… Nous avons pourtant tant de richesses et de savoir-faire en France. De jeunes maisons de joaillerie et de création qui sont en droit d’espérer, elles-aussi, un peu plus d’oxygène… Alors, Monsieur le ministre, Messieurs les députés…. Respirons !

La réalité c’est que les grandes maisons de haute joaillerie ont réussi  à pouvoir rayonner à travers le monde et que les acheteurs sont ailleurs. Comment ça se passe ? Après la preview presse de juillet à Paris, les pièces voyagent à travers le monde pour être présentées aux acheteurs potentiels avant d’être exposées à Paris au Grand Palais. Les pièces sont généralement déjà vendues ou presque avant leur arrivée à Paris. Parfois même avant d’être montrées à la presse voir même fabriquées. Des pièces n’ont certainement jamais été dévoilées ni au public ni à la presse et ne réapparaîtront probablement que dans quelques années au détour d’une vente aux enchères ou passerons de mains en mains sans jamais réapparaître…. C’est certainement Le mystère de La biennale….

Revenons à la question centrale : c’était comment la Biennale des Antiquaires 2014 ? 

Pour moi, c’était une biennale haute en couleurs et en créativité avec une dominante couleur rose et verte chez Wallace Chan, Dior et Bulgari. Du bleu et du vert chez Piaget, Alexandre Reza, BoucheronChaumet et Giampiero Bodino. Du diamant de couleur et de la pierre exceptionnelle pour les inclassables Graff, David Morris et Cartier. Une inspiration moderniste chez Chanel, 60´s chez Piaget et féerique chez Van Cleef and Arpels.

La biennale 2014 joaillière était en effet un magnifique bouquet coloré et onirique. Fermez les yeux – tout en les gardant ouverts pour lire la suite, bien sûr ! – et, laissez vous porter par la beauté et la couleur des pierres précieuses comme le diamant (de toutes les couleurs), le rubis (rouge), le saphir (bleu, rose, jaune…) et l’émeraude (vert). Mais, également, les pierres fines – moteur de la création depuis quelques années – comme l’aigue-marine (bleu pâle), l’améthyste ( violet), la tourmaline (verte et turquoise), la rubellite (tourmaline rose) etc. Ou encore, les pierres dures et opaques, plus ornementales, qui refont leur apparition, comme la turquoise, l’opale, le lapis-lazulli, la malachite (vert foncé), la chrysporase (vert clair opaque), l’onyx (noir), la calcédoine pour ne citer que celles-là.

Toutes ces pierres, à la fois rares et délicates, ont été utilisées avec soin et subtilité par les maisons pour les faire rayonner et souligner leur beauté à travers ces bijoux. Oui, je sais, ma plume s’exalte un peu, mais pour une passionnée comme moi, aller à la biennale c’est un peu comme rêver éveillée.

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Merci Monsieur Wallace Chan pour ce beau tableau vivant, cette grâce et cette finesse, un véritable plaisir des yeux. On aurait presque pu sentir les fleurs, toucher du doigt ce poisson aux bulles de diamants ou encore voir le papillon s’envoler….Je n’ai pas assez de mots pour décrire ce travail fabuleux.

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Du côté de chez Dior, Victoire de Castellane avec la nouvelle collection Archi Dior a repris la robe mythique de Monsieur Dior des années 40.  Certainement dans la lignée de la très inspirante exposition sur le parfum Miss Dior qui s’est tenue au Grand Palais l’année dernière. Véritable rétrospective et hommage à Monsieur Dior, cette exposition m’a beaucoup marqué.

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La Maison Bulgari fête ses 130 ans avec son style coloré et inégalable, des bijoux comme des bonbons à croquer, du cabochon révélant la beauté de pierres assez exceptionnelles. Je dois dire que je ne suis pas restée insensible à certaines émeraudes….

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La Maison Piaget et son retour au source réussi avec des pièces revisitées des années 60, la grande époque à laquelle Monsieur Yves Piaget cotoyait la jet-set internationale. La montre d’Andy Warhol revisitée et des bijoux chics « so Riviera » avec de très belles pierres : turquoise, diamants, saphirs et émeraudes de toute beauté. Un bijou chic, contemporain et facile à porter. Une collection Extremely Piaget où tout est dit dans ce très joli film :

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La Maison Chaumet  et sa collection Lumières d’eau célébrant l’eau sur des déclinaisons de jaune et de bleu avec une lumière d’or, eau d’hiver, eau d’abysse, eau vive mais surtout un lustre assez magnifique de l’artiste Chihuly qui habillait parfaitement l’écrin bleuté de la collection à la biennale 2014… Très beau !

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La Maison Alexandre Reza tout en simplicité et classisisme avec des bijoux en trembleuses et des toi et moi de toute beauté.

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Une maison Chanel qui a pu surprendre et même déplaire certain avec des pièces originales et très tendances. Un gros coup de cœur pour cette collection Café Society très actuelle et dans l’air du temps comme en témoigne d’ailleurs mon article Rencontre avec Chanel pour lequel j’avais choisi de shooter le collier « Morning in Vendôme » avec ce majesteux diamant jaune.

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Van Cleef & Arpels surprenant avec ces pièces toutes droit sorties de l’imaginaire du conte Peau d’âne inspiré par le film de Jacques Demy. Véritables pièces de collections avec des pierres d’exception et des mécanismes ingénieux. Just like a princess! Je consacrerai très bientôt un article entier dans le cadre de ma série « Rencontre avec… » et vous en saurez un peu plus sur cette fabuleuse collection.

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La Maison Cartier très royale avec sa collection Cartier Royal composée d’une multitudes de pièces toutes aussi racées, modernes et témoins du savoir-faire Cartier. Des animaux de la jungle qu’on a envie de s’approprier, des pierres exceptionnelles sublimées et ce collier majestueux qui peut être porté de cinq façon différente pour devenir une Reine Makéda….

[youtube=http://youtu.be/BoKquYd2y6I]

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L’italien Giampiero Bodino m’a surpris par ses associations de couleurs très modernes et très osées, à l’italienne ! Grazie Mille !

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Une révélation et une première à la biennale pour les maisons  Graff et David Morris qui ont ébloui nos sens avec des pierres et diamants aux caratages extravagants… Une folie des grandeurs avec des lignes pures et classiques pour ne mettre en valeur que des pierres exceptionnelles et la montre la plus chère du monde chez Graff !

Un gros coup de coeur pour la maison David Morris que j’ai découvert à cette occasion. Une haute joaillerie tout en douceur, des déclinaisons poudrées over féminines, une envie de tout porter !

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Magnifique Graff, le joaillier londonien présentait comme à Baselworld la montre la plus chère du monde …. Je vous invite à visiter le site de la maison dédié à la biennale sur ce lien.

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Toutes les maisons présentes ont joué la carte de créativité et de l’audace. On a senti la maison Boucheron un peu en retrait avec des modèles et des techniques déjà vu lors de la précédente collection de juillet. Des pièces de qualité mais une collection Rêves d’Ailleurs pas vraiment tripante et surtout un souvenir de la biennale 2012 beaucoup plus innovante, ingénieuse et colorée…

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Et vous ? Dites-moi ce qui vous plait ou ce qui vous a plu si vous avez été à ce rendez-vous incontournable de la haute joaillerie ?

J’ai beaucoup de photos mais je ne peux pas tout mettre sur le blog, si vous avez envie que je poste d’autres photos de telle ou telle maison, n’hésitez pas à me le faire savoir, je publierai sur instagram avec une petite dédicace !

En attendant, je vous souhaite une très belle semaine scintillante !

 

Photos © Bérengère Treussard – Tous droits réservés

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